Réflexion:
- Réfléchir peut avoir plus d’un sens et un grand nombre de buts.
- D’abord, ce verbe peut signifier concentrer son attention sur un sujet dans le but de formuler le développement de pensées. Il peut aussi signifier faire rebondir la lumière sur une surface dans le but de retourner une image, comme dans un miroir par exemple. Mais au fond, n’est-ce pas la même chose? L’action de penser, correspondrait à apporter de la lumière, de façon à créer une image, la réfléchir. Dans un tel cas, la pensée ne serait qu’une communion avec ce qui est, sans à priori, sans préjugé et sans évaluation.
- Si la nature, comme l’évolution de ce mot le suggère, représente le cours des choses, l’impact destructeur de l’homme sur elle ne doit-il pas son existence au fait que l’homme veut inverser le cours des choses? L’Homme se comporte comme s’il allait vivre éternellement: asservissant tout ce qui se trouve autour de lui, sans égard pour aucune forme d’existence qui partage pourtant l’univers avec lui. Il réduit même les montagnes en poussière.
- La culture de contrôle et de suprématie meurtrière qui caractérise toutes les sociétés humaines est rendue possible par la manipulation. D’abord, la peur de mourir qui obnubile les esprits brille par son omniprésence. Ensuite, on observe la glorification du narcissisme et de la convoitise dans pratiquement toutes les pratiques culturelles.
- La démonstration de l’impact destructeur, de l’espèce humaine sur l’environnement terrestre et même dans l’espace, n’est plus à faire. Je ne m’étendrai donc pas sur ce sujet. Mais, selon mes modestes observations et malgré les grandes limites de mes connaissances, je m’aventure à comparer l’espèce humaine à un virus ou un cancer. Que faisons-nous quand nous voulons soigner un virus ou un cancer? Nous l’éradiquons ou le foudroyons avec des radiations qui ne sont autres que des particules infiniment petites. Et si nous regardions ce fait sur une autre échelle? Si les particules qui soignent le cancer étaient de gigantesques astéroïdes et que notre planète était une cellule malade ciblée par ces astéroïdes?
Action:
- J’imagine que si ce mot se retrouve dans la nomenclature des pistes de réflexion, c’est que l’exercice proposé a déjà une fin espérée en soi.
- Il ne s’agit pas, ici, pour moi, de vouloir à tout prix éviter une catastrophe. D’ailleurs, qu’est-ce qu’une catastrophe? Il n’est question que d’observer et de réfléchir sur le sujet. Loin de moi, l’idée de mettre en valeur ce que l’Homme veut, je cherche plutôt à mettre en exergue des évidences que nous côtoyons depuis la nuit des temps et que nous préférons ignorer.
- On observe partout des manifestations pour les droits de l’homme. Et pourtant, depuis le premier dictateur autoproclamé, Jules César (même s’il n’était pas le premier), personne ne réussit à rétablir un climat de justice et d’harmonie avec la Nature.
- Je me suis souvent demandé, par quel processus sommes-nous devenus ces êtres violents qui torturent, humilient, détruisent, asservissent leurs semblables et tout ce qui existe?
- Sachant que la notion de pouvoir a longtemps reposé sur trois facteurs qui sont les piliers fondamentaux de la construction sociale: la loi, l’armée et la religion, on se demande comment on a pu embrigader des humains dont le premier réflexe est de se hisser au dessus des autres.
- Et si la réponse se trouvait dans l’histoire de la civilisation de l’écriture? Si le fait de passer de chasseur-cueilleur à agriculteur avait bouleversé l’ordre des choses? L’avènement de l’agriculture a amené les cohortes humaines à engranger la nourriture, la comptabiliser, la marchander, favoriser le développement d’espèces animales devenues dépendantes de la société humaine, exploiter des terres arables et au final créer la convoitise.